Le discours du Père Noël à l'enfant Jésus, le 24 décembre 2002
(messe familiale)
Le Père Noël s'approche de la crèche et demande la permission à Marie de prendre l'enfant Jésus dans ses bras. Puis, il s'assoit dans la chaise berçante et après avoir contemplé Jésus pendant quelques instants il s'adresse à lui :
Ah ! Petit Jésus, si tu savais comme je suis content d'être ici ce soir. Ça fait longtemps que je souhaitais pouvoir te parler car, depuis un certain temps, une sorte de malaise habite mon coeur.
Tu sais, quand sur la terre on a commencé à fêter Noël, c'était pour célébrer ta naissance, la naissance du Fils de Dieu. La fête de Noël, c'était avant tout ta fête. C'est à toi qu'on pensait en premier. C'était toi, Jésus, qui avait la première place dans le coeur des gens, les petits comme les grands.
Quant à moi, la nuit de Noël, je faisais aussi ma part pour qu'on poursuive la fête dans la joie. Voilà pourquoi je distribue des cadeaux à tous les enfants du monde et ça me réjouis de les imaginer en train de les déballer, les yeux tout pétillants de bonheur. Et c'est correct, car Noël c'est aussi la fête du partage, n'est-ce-pas ? J'aime rendre les enfants heureux !
Mais voilà qu'avec les années, j'ai commencé à prendre un peu plus de place, encore un peu plus, toujours plus de place, presque toute la place. Maintenant, pour bien des gens, la fête de Noël c'est la fête du Père Noël. (Moment de silence)
Tu sais, Jésus, il n'y a as si longtemps encore, lorsque les enfants m'écrivaient, c'était pour me demander des jouets : une poupée, un train électrique, un camion, des crayons pour dessiner, etc... Maintenant, il m'arrive d'avoir dans mon courrier des demandes qui dépassent mes compétences de Père Noël.
Tiens par exemple, voici la lettre de Jessica, une petite fille de 8 ans. Elle est atteinte d'une grave maladie. Ça s'appelle la leucémie. Elle me dit dans sa lettre : « Cher Père Noël, le plus beau cadeau que tu pourrais me donner à Noël, c'est la force et le courage de passer à travers ma maladie. Peux-tu, s'il-te-plait, exaucer ma demande ? » Je voudrais bien, mais comment faire ?
Et voici la lettre de Kevin qui me raconte comment il est triste depuis qu'il s'est disputé avec son ami Jonathan. Ils ne se parlent plus depuis trois mois. Kevin me demande d'essayer d'arranger les choses pour qu'il puisse retrouver son ami à Noël.
Et si tu savais, Jésus, toutes ces lettres que je reçois où les enfants me demande de recevoir en cadeau, de l'amour, de la tendresse, de la paix dans leur famille, de la paix dans le monde.
Ah ! Jésus. Je me sens bien impuissant devant toutes ses demandes. Moi, tout ce que je sais faire, c'est d'apporter aux enfants des jouets qui sauront les amuser pendant un certain temps.
Mais la guérison, la réconciliation, la paix, l'espoir, l'amour ce n'est pas à moi qu'il faut les demander, mais à toi, Jésus. C'est à toi que devrait être adressées toutes ces lettres car c'est toi, Jésus, qui est venu sur terre pour nous montrer comment vivre dans l'amour et dans l'espérance.
Ce soir, Jésus, je te redonne ta fête. Parce que le plus beau cadeau de Noël, c'est toi. C'est Dieu le Père qui te donne à tous les hommes, à toutes les femmes à tous les enfants de la terre.
(Moment de silence ou le Père Noël regarde avec recueillement l'enfant Jésus. Puis il se lève et redonne l'enfant à Marie)
Danielle Lavoie