Homélies...
Saint-François d'Assise

Durant le temps pascal, la Communauté chrétienne de Saint-François d'Assise a accueilli une reproduction du visage de Saint-François provenant des Ateliers d'icônes de la Théophanie, abbaye médiévale de Lagrasse (France). Elle nous est présentée sur un bloc de bois massif vieilli et patiné à la main.

Saint François naquit au milieu du XIIè siècle. Par son amour des plus pauvres et son zèle à partager la Bonne Nouvelle de Jésus, François est devenu l'apôtre de la paix, de la simplicité et de la joie !

Cette reproduction du visage de François provient de la fresque datée de 1240 réalisée peu après sa mort dans l'église de Subiaco. Elle porte l'inscription de frère François et lui est probablement ressemblante.

Il est revêtu de son habit monastique, une bure de pauvre serrée à la taille par une corde. De son visage émane une grande beauté et son regard grand et clair exprime tout à la fois paix et joie.

Par sa main droite posée sur le coeur, il rappelle la parole de l'Évangile :
Heureux les coeurs purs car ils verront Dieu !

Puissions-nous nous laisser pénétrer au plus profond de notre coeur par cet esprit de François dans le concret de notre vie !

Une fois encore, au nom du Conseil de la Fabrique et des membres du Comité de décoration de la paroisse, merci aux nombreux paroissiens qui favorisent une telle acquisition favorisant une décoration signifiante de notre église !

Votre pasteur, Christian.


La Vierge de tendresse de Vladimir


Dimanche 11 mai, la communauté chrétienne de Saint François d'Assise a pris possession d'une reproduction de l'icône de Vladimir. Écrite par un artiste grec, elle est datée de la première moitié du XIIè siècle et fut apportée de Constantinople à Kiev en Russie vers 1131. En 1155 elle fut transportée vers Vladimir d'où provient son nom. Enfin, en 1395. elle arriva à Moscou. Elle est considérée comme un véritable trésor de la nation russe qui se trouve aujourd'hui dans la très fameuse Galerie Trétiakov de Moscou.

Voici ce qu'en dit le père Ephrem Yon, moine bénédictin (1) :

Le regard de la Vierge est remarquable par sa profondeur sans mièvrerie. II n'est pas tourné, attendri, vers l'Enfant comme on pourrait s'y attendre. Il accueille au contraire toute attente humaine qui le rejoint et s'y confie. Les figures affinées et allongées expriment la transcendance de leurs modèles mais ne les déshumanisent pas.

Le cou puissant de l'Enfant est parfois appelé souffle : il symbolise le souffle de l'Esprit Saint reposant sur le Verbe de Dieu.

Le jeu de l'ombre et de la lumière cherche à transmettre quelque chose à la lumière incréée de Dieu et vise à dématérialiser le sensible.

De son côté Sendler I. (2) décrit ainsi l'icône :

De la droite tombe une forte lumière sur le visage de la Vierge et de l'Enfant, créant sur le nez de la Vierge un reflet net. La partie où les visages se touchent reste dans l'ombre. L'effet est surprenant. L'impression hiératique, sensible dans d'autres icônes, fait place ici à l'intensité. L'éternité semble s'incarner dans le moment. L'artiste veut-il exprimer ainsi le mystère de l'incarnation, irruption dons le temps ? Cet effet de lumière semble en tout cas une des raisons pour laquelle la Vierge de Vladimir a fasciné les fidèles de tous les temps.

Une fois encore, un gros merci aux paroissiens qui ont permis l'acquisition d'une telle reproduction. Puisse cette icône nous rapprocher un peu plus du mystère de la tendresse de Dieu révélé par le Christ !

Votre pasteur,
Christian.

1.          Yon Ephrem, Les Saintes Icônes, une nouvelle interprétation, Vilo Diffusion,
         Philippe Sers Éditeur, Paris, 1990.
2.          Sendler, I., L'icône, image de l'invisible, Paris, Desclée de Brouwer. 1982,


Les icônes par l'abbé Christian Rodembourg