C'est si beau un nom, le nom d'un ami,
le nom de celui
que tu aimes,
le nom:
Papa, maman,
le nom d'un frère, d'une soeur,
d'un conjoint(e),
d'un enfant,
d'un copain
avec qui tu as joué des cent coups,
le nom des tes premières amoureuses
qui te faisaient tourner la tête
et chavirer le coeur, le nom de tes compagnons
de classe,
de tes confidents.
Tu as besoin
d'en parler,
ils sont souvent
sur tes lèvres!
J'ai besoin de le dire aux autres
ce nom
parce que
tu es précieux
pour moi.
Nos problèmes,
qui peuvent sembler si grands,
sont réduits à leur vraie mesure
quand nous en parlons avec un ami, et quand nous pouvons expérimenter le soutien d'un ami. Nous vivons plus pleinement quand nous allons au-devant de nos amis pour les aider.
L'amitié est plus encore que le partage de la sagesse et le support mutuel qui en sont des bénéfices évidents et pratiques.
L'esprit généreux de l'amitié vraie est comme une flamme: plus nous renfermons
une flamme,
plus elle risque
de s'éteindre,
plus nous la partageons,
plus elle produit
de clarté.
Réflexion pour le sixième dimanche de Pâques B
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (15, 9-17)
Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous êtes fidèles à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j'ai gardé fidèlement les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie.
Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ignore ce que veut faire son maître ; maintenant, je vous appelle mes amis, car tout ce que j'ai appris de mon Père, je vous l'ai fait connaître.
Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, c'est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous partiez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l'accordera. Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres.
Dans l'Évangile d'aujourd'hui, Jésus dit à ses disciples: «Je ne vous appellerai plus serviteurs, car le serviteur ignore ce que veut faire son maître; maintenant je vous appelle mes amis, car tout ce que j'ai appris de mon Père, je vous l'ai fait connaître» . Il y a de quoi nous étonner: Dieu nous invite à une relation d'amitié avec lui. Notre vie, comme disciples de Jésus, a besoin d'être marquée par cette amitié. Elle affecte notre relation non seulement avec Dieu mais entre nous.
Jésus nous appelle amis. Vous êtes mes amis, je vous ai choisi comme mes amis. Je vous ai tout dit, je vous ai tout expliqué. Je vous ai tout donné comme Dieu mon Père qui m'a tout expliqué, m'a tout donné. Ainsi, mes amis, vous pouvez vivre en amitié, vous pouvez vivre ensemble, vous pouvez vous aimer les uns les autres.
Notre amitié avec Dieu, c'est le trésor de notre vie. Cette amitié ne doit pas être fausse, mais bien réelle. Il est facile de parler d'amitié, mais c'est autre chose de traduire les belles paroles en actions. Les mots ne suffisent pas. Il est facile d'être ami quand tout va bien, mais la vraie amitié dure quand les problèmes surgissent. Il est facile de ressentir une émotion d'amitié, mais nos émotions sont comme la température - elles changent constamment - et alors l'émotion, même plaisante, ne peut être une base assurée pour une vraie amitié. La base réelle de l'amitié est la fidélité, et non seulement les sentiments ou les paroles.
Jésus le dit: Vous êtes mes amis, je donne ma vie pour vous, Voici donc le fondement irrévocable de son amitié qui, du côté de Jésus, ne sera jamais altérée, même si nous tombons dans l'erreur, même si nous prenons nos distances de cet ami de longue date. Même si nous ne demeurons pas en cette relation amicale que Jésus a instaurée par le don de sa vie.
L'amitié de Jésus ne peut pas rester sans réponse. Il faut aimer à notre tour, comme Jésus a aimé. Le nouveau commandement que Jésus nous laisse est bien celui-là : Aimez-vous les uns les autres restez dans mon amour. Comme Jésus est enraciné dans la volonté de Dieu, comme Jésus s'est nourri de l'amour de Dieu, nous aussi, nous pouvons nous enraciner, nous nourrir de l'amitié-amour que Jésus nous offre. Il faut laisser travailler l'esprit en nous, rester ouvert au changements qu'il veut bien opérer en nous. Cet amour les uns des autres est un don de l'Esprit saint, dont nous célébrons la venue dans quinze jours, le jour de la Pentecôte.
Amis, nous ne serons jamais les éléments d'un système, les rouages d'une machine complexe, les agents d'une autorité extérieure, les adeptes d'une idéologie, voire les membres d'une secte. Nos communautés, nos groupes, nos paroisses, nos mouvements visent un but : dire la venue du Royaume de Dieu.
Par l'amour du Fils de Dieu qui nous presse de nous aimer les uns les autres, nous sommes invités à vivre en amis. Nos actions, non pas nos paroles, indiquent que nous sommes conscients de la signification de notre amitié avec Jésus: c'est dans un amour fidèle, pratique, dans un amour présent dans le service quotidien des autres, que nous montrons que nous avons compris les paroles de Jésus dans l'Évangile d'aujourd'hui. «Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, c'est moi qui vous ai choisis afin que vous partiez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure; ce que je vous commande, c'est de vous aimer les autres.»
Serge Lefebvre
d'après diverses sources