Ma vie terrestre ne se termine pas comme un cul-de-sac.
Tes pensées, Seigneur
ne sont pas des pensées de mort,
mais des pensées de vie.
Ta parole
n'est pas une parole pour le passé,
mais promesse d'avenir.
Avec Jésus, mort et ressuscité,
je suis en route
vers la vie qui ne connaît pas de fin.
Apprends-moi ce chemin d'éternité
et je déborderai
de joie .
Viens, Seigneur Jésus!
Réflexion pour le 33e dimanche du Temps Ordinaire C
Ce dimanche n'est pas un dimanche de peur malgré les descriptions apocalyptiques de détresse, de séismes divers, dont les textes sont garnis. On n'utilise trop souvent ces textes pour faire peur au monde. Des prophètes de malheur, particulièrement au tournant des siècles et dans les périodes d'agitation politique que nous découvrons depuis le 11 septembre 2001, y puisent des arguments, inutiles et fallacieux, pour annoncer à tout bout de champ la fin du monde et pour énerver les gens pour rien.
La Bible n'a pas été donnée aux hommes pour leur permettre de faire peur à leurs frères et soeurs en les rendant capables de prédire des événements avec la science même de Dieu! Pas plus qu'il n'est raisonnable d'ouvrir la Bible au hasard en exigeant que le Seigneur prenne pour nous une décision qui nous semble délicate!
Dans le passage d'aujourd'hui Jésus veut surtout nous mettre en garde contre un danger qui nous menace tous: celui de nous faire croire que notre monde est éternel. Nous sommes tellement portés à nous bercer d'illusions, à mettre tous nos espoirs dans les bonheurs passagers que nous bâtissons ou que nous voudrions bâtir! Et nous sommes tellement enclins, aussi, à penser que nos épreuves personnelles ou de notre soociété sont la fin du monde !
Personne ne connaît ni le jour ni l'heure, mais notre monde finira... et nos peines aussi... et nos bonheurs fragiles...
Le message d'aujourd'hui est réconfortant pour ceuxqui persévèrent. Il nous parle d'une destinée heureuse, de la promesse de bonheur et de vie que Dieu nous a faite, du Royaume pour lequel le Christ s'est livré. Il nous invite à ne pas perdre de vue ce cap et à tenir solidement le gouvernail pour l'atteindre.
Le temps qui passe est précieux. Il nous est donné pour vivre selon l'Évangile, pour aimer, pour pardonner, pour construire la paix, pour instaurer la justice, pour prendre la défense de tous ceux et celles que nos sociétés - occidentales modernes ou "archaïques" selon notre perception - ignorent ou bafouent. Précieux, le temps qui passe, car il nous achemine vers l'éternité. Précieux, chaque jour qui passe, s'il est consacré à aimer. À aimer Dieu et à aimer le prochain.
À la fin du monde, les moindres gestes accomplis par amour prendront soudainement une éternelle importance. Le verre d'eau donné, le morceau de pain partagé, le réconfort apporté au malade, le temps consacré à l'enfant qui pleure, l'aumône faite dans le secret, l'effort accompli pour bien accueillir celui ou celle qui nous dérange... tout cela et mille autres choses semblables, le Fils de l'homme les considérera.
Les premiers disciples avaient raison: ce jour-là n'est pas à craindre, il est à implorer. «Viens, Seigneur Jésus! Parce que nous croyons en toi, parce que nous connaissons ton amour, nous attendons ta venue dans la gloire!»
Serge Lefebvre
d'après diverses sources