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«Où sont donc passés les invités?»
Homélies

Heureux celui
qui prendra
son repas
dans le
royaume de Dieu.



Les exigences
de l'évangile d'aujourd'hui
invitent chacun
à "revêtir Jésus-Christ" pour entrer
dans l'appel de Dieu.





Retenons
l'intention du Seigneur
de nous inviter.
Il attend de nous
que cette invitation
soit transmise
à d'autres encore.
" Tous ceux que
vous rencontrerez,  invitez-les aux
repas de noces."





Ce n'est pas 
"aux autres"
que s'adresse
la parabole,
mais à nous.
Non pas à
mon voisin,
mon frère,
ma soeur,
mon conjoint,
mais à moi!



À chaque fois
que nous refusons l'appel de Dieu,
il nous redit "Viens!"  car les menaces bibliques sont
d'abord
une forme d'insistance





Jésus,
le fils de Dieu,
est le seul
qui peut
nous faire vivre la vie qui se vit dans le Père.

Réflexion pour  le 28e dimanche ordinaire A


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 22, 1-14

Jésus disait en paraboles:

Il en va du Royaume des Cieux comme d'un roi qui fit un festin de noces pour son fils. Il envoya ses serviteurs convier les invités aux noces, mais eux ne voulaient pas venir. De nouveau il envoya d'autres serviteurs avec ces mots: « Dites aux invités: Voici, j'ai apprêté mon banquet, mes taureaux et mes bêtes grasses ont été égorgés, tout est prêt, venez aux noces. » Mais eux, n'en ayant cure, s'en allèrent, qui à son champ, qui à son commerce; et les autres, s'emparant des serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent.

Le roi fut pris de colère et envoya ses troupes qui firent périr ces meurtriers et incendièrent leur ville. Alors il dit à ses serviteurs: La noce est prête, mais les invités n'en étaient pas dignes. Allez donc aux départs des chemins, et conviez aux noces tous ceux que vous pourrez trouver. Ces serviteurs s'en allèrent par les chemins, ramassèrent tous ceux qu'ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noces fut remplie de convives.

Le roi entra alors pour examiner les convives, et il aperçut là un homme qui ne portait pas la tenue de noces. Mon ami, lui dit-il, comment es-tu entré ici sans avoir une tenue de noces? L'autre resta muet. Alors le roi dit aux valets: Jetez-le, pieds et poings liés, dehors, dans les ténèbres: là seront les pleurs et les grincements de dents.

Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus.


Pour beaucoup de gens, la foi c'est quelque chose de sévère :  il y a des obligations, il faut se plier à un code de vie, il faut faire des choses ennuyeuses. Pour beaucoup d'autres, moins on a à faire avec Dieu, mieux c'est, car pour eux Dieu c'est d'abord celui qui voit tout et qui punit. La parabole d'aujourd'hui  montre un autre visage de Dieu, elle nous montre qui il est réellement. Dieu nous invite à un repas de noces. Il nous invite par amour, pas parce que nous sommes bons, ni même membres de sa famille. Dieu invite tout le monde, car ce que Dieu désire le plus est de partager son bonheur avec nous.  L'entrée dans le trésor de l'amour et du royaume de Dieu ne sera pas refusée à celui qui est sincère. Dieu ne met personne de côté.

Dieu n'appelle pas les hommes et les femmes pour les éliminer ensuite par des exigences que l'on ne comprendrait pas. Dieu n'est pas celui qui nous donne mauvaise conscience et qui veut nous faire la morale.  Dieu n'est pas celui qui vient nous rappeler nos fautes, ce que nous avons mal fait ou pas fait pour lui. Dieu n'est pas celui qui vient nous rappeler de temps en temps qu'il faudrait aimer davantage son conjoint ou ses enfants ou ses parents ou ses voisins ou son patron Dieu n'est pas celui qui vient nous rappeler qu'il faudrait aller prier un peu plus, lire la bible. Dieu n'est pas celui qui calcule, qui surveille. Dieu est celui qui nous invite à un repas de noces.  Le festin, la musique, la danse et la fête célèbrent l'alliance qui unit pour toujours Jésus à ses disciples. C'est à cela que ressemble le royaume de Dieu.

La parabole s'adressait à la première communauté chrétienne qui était perplexe et ne comprenait pas le refus d'Israël de participer au festin. Les juifs et les païens devenus chrétiens avaient  le sentiment de prendre la place d'Israël, surtout que  le culte se célébrait encore dans les synagogues.  La parabole rappelle alors à la nouvelle communauté de chrétiens qu'elle ne doit pas adopter une attitude de suffisance, ni des allures de nouveaux propriétaires! On aurait tort de voir ici des personnages lointains. La parabole demeure une mise en garde contre les fausses sécurités. C'est bien de nous qu'il s'agit. Nous sommes les invités au repas du Seigneur.   Dieu nous convie à partager le bonheur de son royaume. C'est l'appel qu'il nous adresse. Tous sont invités à ce joyeux rassemblement autour du Fils de Dieu. C'est un énorme privilège car les hommes et les femmes font si souvent des exclusions, des différences. Même les religions et les communautés en font.
Dieu  invite tout le monde et on ne doit pas  refuser cette invitation. Mais, il ne suffit pas d'être entré une fois dans la salle des noces, il faut y rester et participer à la fête. Cela exige une réponse sincère à l'invitation de Dieu, une réponse généreuse à l'appel d'un Dieu généreux, une réponse qui se traduit en une manière de vivre sa foi.

Prenons le temps de réfléchir. Qu'est-ce qui m'occupe dans la vie, qu'est-ce qui prend le plus de temps et de place? Est-ce que j'ai revêtu l'habit de noces?


Serge Lefebvre
d'après diverses sources