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«Jésus est parmi nous»
Homélies

Quand nous allons
à l'église,
nous rencontrons
d'autres personnes
qui vont à l'église
aussi.
Quand nous allons auprès de Jésus,
nous rencontrons d'autres personnes
qui vont à la rencontre de Jésus.



Jésus est  le
rassembleur
et le lieu du rassemblement.








Chaque  membre
de la communauté
est appelé à se
rendre présent
l'un à l'autre.
Le meilleur
de chacun
se déploie
dans la relation,
dans la vie,
dans le mouvement
de cette vie
et tout ce
qu'elle suppose
d'inconnu et d'espérance.





Êtes-vous capable de reconnaître Jésus?
Jésus était parmi 
tous ces jeunes 
de la dernière JMJ
à Toronto 
appelés eux aussi 
à être «sel de la terre»
et «lumière du monde».

Tous jeunes et adultes sont appelés à être témoins et
transmetteurs
de la bonne nouvelle
qu'est Jésus Christ.


N'oublions pas que
nous avons
à être témoins
au coeur des réalités humaines et que
nous avons
à servir  le bien de
l'homme.
C'est la raison
de nos engagements
en Église
et pour l'Église.
Réflexion pour  le 23e dimanche ordinaire A


Évangile de Jésus Christ selon Matthieu 18, 15-20

Jésus disait à ses disciples :

«Si ton frère vient à mal agir, va lui montrer ses torts seul à seul : s'il t'écoute, tu auras gagné ton frère.  S'il ne t'écoute pas, recours à l'assistance d'une ou deux personnes.  Ainsi toute affaire se réglera sur l'avis de deux ou trois témoins.  S'il refuse de les écouter, dis-le à l'Église ; et s'il refuse aussi d'écouter l'Église, tu pourras le traiter comme un païen et un publicain.  Oui, je vous le déclare, tout ce que vous aurez lié sur terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur terre sera délié dans le ciel.

Et je vous dis encore en vérité : Si deux d'entre vous sur terre s'accordent pour demander quoi que ce soit, ils l'obtiendront de mon Père qui est dans les cieux.  Car là où deux ou trois se réunissent en mon nom, je suis au milieu d'eux.»


La vie de notre communauté paroissiale nous intéresse, et nous ne souhaitons pas qu'un jour tout cela vienne à disparaître. Nous avons la préoccupation de voir le Christ honoré parmi les hommes et les femmes de notre monde. Et pourtant il faut reconnaître que les temps sont difficiles, que notre témoignage chrétien tend à s'essouffler, faute de moyens, faute de force vive parmi le peuple de l'Église. L'enthousiasme qui devrait nous caractériser fait facilement place à la lassitude, à la tiédeur spirituelle et même à l'indifférence totale.

L'une des nos difficultés est de reconnaître Jésus vivant et de témoigner de sa présence. Nous savons que Jésus est ressuscité des morts lors du matin de Pâques et que son Esprit demeure dans notre monde. Dans l'évangile Jésus a promis que « là où deux ou trois se réunissent en mon nom, je suis au milieu d'eux » . Jésus tient toujours ses engagements, mais nous n'arrivons pas à voir ni à être  les signes de l'Esprit et de Jésus vivant parmi nous.

Nous pouvons nous rassurer et  ne pas s'en étonner en se disant qu'il en a souvent été ainsi, tout au long de l'histoire du peuple de Dieu.  Mais est-ce suffisant comme réaction face au défi du monde moderne? Combien d'occasions ratées de témoigner cette attitude implique-t-elle? Voici un exemple.

Ghandhi, c'est bien connu, était le leader du mouvement de lutte pour la libération de l'Inde du joug britannique. Ses pratiques religieuses hindoues et sa philosophie politique ont exercé une influence radicale et révolutionnaire sur des millions de ses compatriotes. Plus tôt dans sa vie, Gandhi avait considéré la possibilité de devenir chrétien. Attiré par la vie et les enseignements de Jésus, Gandhi a assisté aux cultes dans une église de Pretoria, en Afrique du Sud. Plus tard, voici ce qu'il a écrit :
« La congrégation ne m'a pas frappé comme étant particulièrement religieuse; ce n'était pas une assemblée d'âmes consacrées, mais plutôt des gens mondains allant à l'église pour se détendre et se conformer à la tradition. »

Gandhi en a conclu que le christianisme ne pouvait rien ajouter d'important à l'hindouisme. Il s'est donc détourné de Jésus. Il y a là  matière à réflexion pour nous qui nous apprêtons à vivre la reprise des activités de notre paroisse, de notre nouvelle unité pastorale, et qui souhaitons démarrer cette nouvelle année dans la confiance et dans l'enthousiasme de la foi.

Le renouveau et la vitalité de l'Église dépendent de l'engagement de chacun. Le Christ nous envoie comme ses témoins. Soyons de ceux-là,  témoignons de notre foi dans l'espérance du Royaume qui vient, de ce Royaume qui est déjà là en nous. Reconnaître en soi le Royaume, c'est donner le goût de le reconnaître chez d'autres. La fraternité découverte, la solidarité vécue, le visage de Jésus renouvelé, le sens de Dieu creusé, c'est ce que la rencontre avec Jésus  permet de vivre.

Si ils sont deux ou trois à avoir ainsi reconnu le Royaume, là est l'Église. Il ne suffit pas qu'il y ait un quelconque rassemblement de chrétiens pour que l'Église y soit, il ne suffit pas qu'on participe à une célébration liturgique. Le Christ est présent là où ils sont au moins deux ou trois à s'être reconnus rassemblés par lui, et là est l'Église. Cela est évident,  la vitalité de  l'Église dépend de tous ceux qui la constituent.

Ressemblons-nous à des gens qui fréquentaient l'église de Pretoria ? Notre adhésion au christianisme n'est-elle qu'une question de tradition, une façon agréable de jouir de relations sociales ? Un inconnu qui cherche sincèrement à avoir une relation avec Dieu serait-il attiré ou rebuté en  nous côtoyant  ? Vivons-nous le christianisme que nous professons ? Pratiquons-nous ce que nous prêchons ?

L'Esprit de Jésus est toujours auprès de nous et  Jésus est parmi nous. A nous de laisser l'Esprit de Jésus diriger nos vies. À nous d'entendre sa voix et de chercher à faire route avec lui. À nous d'être les signes visibles et les vivants témoins du  Royaume de paix et d'amour que la foi en Jésus .

Serge Lefebvre
d'après diverses sources