Comme Pierre
marchant sur les flots,
les difficultés
et les craintes
nous submergent parfois au point de
nous faire perdre
confiance,
que ce soit
en nous-mêmes
ou en Dieu.
Dans le silence de Dieu,
le cri des malheureux
nous atteint beaucoup
plus profondément.
Le silence de Dieu permet de discerner
l'essentiel du
secondaire.
Le silence est essentiel,
même aux plus
occupés.
Êtes-vous
surchargés par les tensions de cette vie?
Vous avez donc
besoin de l'aide
de Jésus.
Il peut venir dans
votre vie
et vous procurer l'aide dont vous avez besoin
si vous lui demandez
de vous aider.
Jésus peut venir
jusqu'à nous dans les
tempêtes de nos vies.
Il peut apporter le calme
où il y a de la confusion
et du tumulte.
Seigneur Jésus,
je me confie en toi
pour surmonter les tempêtes de ma vie.
Je me confie en toi
pour obtenir la vie éternelle.
Je te reçois maintenant en tant que Seigneur
et Sauveur de ma vie.
Aide-moi à te suivre toute ma vie.
Amen.
Réflexion pour le 19e dimanche ordinaire A
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 14, 22-23
Aussitôt après, il obligea les disciples à monter dans la barque et à passer avant lui de l'autre côté, pendant qu'il renverrait la foule. Quand il l'eut renvoyée, il monta sur la montagne, pour prier à l'écart; et, comme le soir était venu, il était là seul. La barque, déjà au milieu de la mer, était battue par les flots; car le vent était contraire. A la quatrième veille de la nuit, Jésus alla vers eux, marchant sur la mer. Quand les disciples le virent marcher sur la mer, ils furent troublés, et dirent: C'est un fantôme! Et, dans leur frayeur, ils poussèrent des cris.
Jésus leur dit aussitôt:
Rassurez-vous, c'est moi; n'ayez pas peur!
Pierre lui répondit:
Seigneur, si c'est toi, ordonne que j'aille vers toi sur les eaux.
Et il dit:
Viens!
Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus. Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur; et, comme il commençait à enfoncer, il s'écria:
Seigneur, sauve-moi!
Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit, et lui dit:
Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté?
Et ils montèrent dans la barque, et le vent cessa. Ceux qui étaient dans la barque vinrent se prosterner devant Jésus, et dirent: Tu es véritablement le Fils de Dieu.
Dimanche dernier, Jésus a nourri une foule évaluée à cinq mille familles, avec seulement cinq pains et deux poissons. Aujourd'hui Jésus marche sur les eaux. Au temps de Jésus, on croyait que les puissances du mal et de la mort habitaient le fond de la mer. On craignait donc les eaux et la mer agitées. C'est dans ce contexte que se déroule le récit d'aujourd'hui. Jésus marche sur la mer.
Saint Matthieu précise que Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l'autre rive, pendant qu'il renverrait les foules de la multiplication des pains. Les disciples n'ont pas encore compris que le Royaume de Dieu n'est pas de ce monde. C'est peut-être pour éviter que ses disciples ne se laissent emporter par l'enthousiasme du miracle auquel ils viennent d'assister, que Jésus les oblige à quitter rapidement les lieux, avant même la dispersion de la foule. Mais Jésus ne les abandonne pas. Il commence par prendre lui-même du recul dans la solitude de la montagne. Il était là, seul, dans un coeur à coeur silencieux avec son Père. Il faisait nuit. Jésus se retirait souvent pour prier et parfois, il priait des nuits entières.
Les disciples étaient en difficulté dans une barque sur le lac depuis plusieurs heures. Jésus avait jeté un regard vers la barque et il connaissait leur situation. De même, il connaît notre situation. Il connaît toutes nos difficultés et il connaît toutes nos épreuves. Il se soucie vraiment de nous.
Les disciples étaient sans doute très fatigués à cette heure. Et pourtant, ils pouvaient voir Jésus marchant sur l'eau. Jésus commandait aux forces de la nature. Il pouvait nourrir des milliers de personnes avec seulement quelques pains et quelques poissons. Et maintenant, il commandait à l'eau de le soutenir tandis qu'il marchait à sa surface du lac. C'était un autre miracle de Dieu.
Pierre veut donc aller à la rencontre de Jésus, il obéit à sa demande de venir, mais il prend peur et il s'enfonce. Au moment de son enfoncement, Pierre a crié « Seigneur, sauve-moi! » Cette nuit-là, Jésus fait faire un pas décisif à la foi de Pierre et des disciples; il les fait passer sur une autre rive, celle des chemins de Dieu qui ne sont pas nos chemins, des pensées de Dieu qui ne sont pas nos pensées. La rive où les disciples vont pouvoir dire : « Vraiment tu es le Fils de Dieu. »
Dieu nous invite à vivre en pleine confiance car il s'occupe de nous. Comme Pierre, quand nous fixons le regard sur Dieu, ça va. C'est quand nous commençons à regarder les mauvaises choses nous nous enfonçons. La peur que Pierre a ressentie aujourd'hui, nous la connaissons nous aussi. Nous voulons suivre Jésus, mais nous échouons, dans un domaine ou un autre. Nous coulons, nous nous enfonçons. Chacun de nous voit parfois son horizon s'assombrir : échecs, maladies, deuils, difficultés de toutes sortes. Nous avons parfois peur des autres et de ce qu'ils diront de nous s'ils voient nos échecs. Nous avons peut-être peur d'un passé difficile à assumer. Comme Pierre, nous hésitons devant un passage difficile.
C'est toujours ainsi que nous avançons dans la foi. La barque dans la tempête n'est pas qu'un simple épisode. C'est une image de notre vie et de notre foi. Pierre est bien l'un de nous. Et, comme à lui, Jésus répète et redit sans cesse « Confiance, c'est moi ! »
Jésus dit à chacun de nous, « viens! ». Jésus veut nous prendre par la main, nous tenir pour nous empêcher de couler. C'est une bonne nouvelle ! Comme Jésus a tendu la main vers Pierre, il tend la main vers tous ceux qui s'écrient comme Pierre: « Seigneur, sauve-moi. ! »
Serge Lefebvre
d'après diverses sources