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«Les apparences et l'emballage »


Voici les miracles
qui accompagneront ceux qui auront cru: en mon nom,
ils chasseront les démons;
ils parleront de nouvelles langues;
ils saisiront des serpents;
s'ils boivent quelque breuvage mortel,
il ne leur feront
point de mal;
ils imposeront
les mains
aux malades,
et les malades,
seront guéris.





Le plus difficile,
c'est de croire.


Les miracles,
ce n'est
qu'un à côté, quelque chose
qui accompagne,
qui va avec.


Ce qui est déterminant,
c'est la foi,
c'est croire.



Rien ne remplace
la foi,
ni des
études de théologie,
ni des
heures de prière,
ni rien.



Nous avons besoin de foi,
de croire que
la parole
de Dieu
est vraie.


Réflexion pour le 14e dimanche ordinaire B

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6, 1-6

Jésus est parti pour son pays, et ses disciples le suivent.  Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. Les nombreux auditeurs, frappés d'étonnement, disaient : «D'où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ? N'est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses soeurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à cause de lui.  Jésus leur disait : « Un prophète n'est méprisé que dans son pays, sa famille et sa propre maison. »  Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains.  Il s'étonna de leur manque de foi. Alors il parcourait les villages d'alentour en enseignant.

L'évangile nous montre que la personnalité de Jésus ne faisait pas l'unanimité lorsqu'il était là, bien en chair, sur les routes de son pays. Jésus se trouve à Nazareth un jour de Sabbat, il entre à la Synagogue pour l'office...  Peut-être lui a-t-on demandé de faire la lecture?...  Il commence à la commenter au grand étonnement de tous ses compatriotes qui ne le connaissent que comme le fils de Joseph le charpentier...  un homme très ordinaire, peu préparé pour commenter l'Écriture.

Jésus apparaissait à beaucoup de Juifs comme un homme du peuple, un homme d'humble condition,  un homme mortel parmi tous les autres. Un homme qui n'offre aux regards rien de plus que les autres hommes. Jésus a mangé, bu, dormi, transpiré et il s'est fatigué ; il a fait tout ce que font les hommes, excepté le péché. C'était une grande chose de reconnaître et de croire qu'un homme pareil était Dieu, celui qui a fait le ciel même, la terre et tout ce qu'ils contiennent. C'était une grande chose que d'accepter Jésus comme la présence qui donne sens à l'existence humaine.

Les gens de Nazareth sont profondément choqués et divisés à cause de Jésus. Et là,  il ne pouvait accomplir aucun miracle, nous rapporte saint Marc. Sa puissance se heurte toujours, aujourd'hui comme hier, contre la liberté de pensée et d'adhésion de l'homme. Jésus a pris le risque de se livrer humblement et discrètement à ses soeurs et frères humains, à leurs idées, à leurs conceptions du monde et des choses. Il a pris le risque d'être livré aux idéaux, aux préjugés et même aux erreurs du monde, lui qui est la vérité de Dieu. Jésus se heurte aux apparences...  à l'emballage... 

Jésus nous permet de rencontrer un vrai Prophète, mais nous écoutons distraitement. Pour voir la vérité, il faut aller au-delà de l'apparence. Il faut une transformation totale du regard. Cette transformation, Jésus nous y invite par son attitude nouvelle, son ouverture aux autres.  Cette transformation, les disciples qui l'accompagnent l'ont commencé. Cette transformation, ce ne sont pas  tous les habitants de Nazareth qui la font.

La nature humaine n'a pas beaucoup changé. C'est encore douloureusement que les chrétiens engagés vivent les dissensions, les conflits, les crêpages de chignons paroissiaux, cléricaux, laïques.  Il est difficile de ne pas annexer nos propres idées et opinions au message central de l'Évangile. Nous courons le même risque que les gens de Nazareth. Jésus doit s'incarner dans la vie concrète, dans les idées et les comportements intellectuels, culturels et sociaux des hommes et des femmes.

Laissons agir l'Esprit-Saint en nous. Laissons-le souffler où il veut. Prions-le de nous éveiller afin de comprendre ce qui nous concerne et de ne pas passer outre comme les Nazaréens qui n'ont pas reçu Jésus, le fils de Dieu. À notre tour, laissons donc de côté les apparences et l'emballage. Retenons le message pour que Jésus ne s'étonne pas de notre manque de foi.

d'après diverses sources