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« L'aube nouvelle »
Bonne
et heureuse
année !










Une année nouvelle, c'est bien plus
qu'un souhait
artificiel,
un souhait
qu'on se souhaite,
comme ça.






Une année
bonne et heureuse,
c'est beaucoup plus
que des mots,
c'est de se savoir
aimé
personnellement
et de se décider
à aimer
soi-même.










Ouvre ton coeur,
ouvre ta porte
à ton voisin...
tu auras des surprises,
tu connaîtras la fête,
tu construiras le
Royaume de Dieu.
Réflexion pour le nouvel an

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2, 16-20

Quand les bergers arrivèrent à Bethléem, ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né dans une mangeoire. Après l'avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tout le monde s'étonnait de ce que racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son coeur.
Les bergers repartirent; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu selon ce qui leur avait été annoncé. Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l'enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l'Ange lui avait donné avant sa conception.

Quelques-uns attendaient peut-être que je leur présente  le boeuf et l'âne contemplant le petit enfant Jésus dans la crèche. Sans doute,  ces deux amis nous consolent d'avoir parfois ânonné nos prières ou ruminé de bonnes résolutions sans les mettre en pratique. Mais, que voulez-vous ? ces deux braves bêtes, inséparables pour nous du mystère de Noël, ne sont pas mentionnées dans le récit de saint Luc. En revanche, il y a dans le « bestiaire » de l'Evangile,  une autre allusion aux animaux et elle s'accorde mieux avec les émouvants souvenirs de la nuit de Noël.

Jésus faisait route avec ses familiers lorsque quelqu'un l'aborda en chemin et lui dit: «Moi aussi, je voudrais vous suivre partout où vous irez.» Ce n'est pas Jésus qui brisera jamais nos enthousiasmes, mais sa loyauté lui interdit de nous dissimuler les risques que doivent accepter ceux qui s'engagent à être ses disciples. Aussi répond-il à son interlocuteur avec une rude franchise: «Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel des abris ; le Fils de l'homme, Lui, n'a pas où reposer sa tête.» Le Christ n'a pas de maison à lui, il est toujours sur la route. Cet inconnu ne savait pas qu'à la suite de Jésus on renonce au repos, on se condamne à n'être jamais arrivé - il faut toujours avancer, toujours aller plus loin, toujours monter plus haut. Celui qui veut le suivre ne doit plus s'arrêter. Il pouvait parler ainsi le Fils de Dieu qui, dans la nuit de sa naissance humaine, n'avait déjà pas où reposer sa tête. Cet enfant sans logis est un petit réfugié, un petit déporté.

Jésus est le Dieu de l'humanité. A ceux qui se débattent dans les difficultés de l'existence, il demande d'avoir confiance. Avoir confiance, comme lui, dans le Père des cieux qui n'oublie pas ceux qui n'ont plus de maison ou ceux qui ont dû s'éloigner de leur foyer. A ceux qui possèdent un toit il dit: « Ne fermez pas votre porte, ouvrez-la à quiconque est en quête d'un morceau de pain ou d'un peu d'amitié. N'aveuglez pas vos fenêtres, regardez au dehors les moins heureux que vous, afin de les aider.» A tous il répète : « Ne vous enfouissez pas dans des, tanières, ne vous endormez pas dans la chaleur d'un nid, ne vous installez pas sur la terre, comme si vous deviez y rester toujours. Regardez plus haut, là où votre tête et votre coeur se reposeront. »

En attendant, ne vous disputez pas la terre, elle est assez vaste pour vous procurer à tous un abri. Ne convoitez pas le champ d'autrui, ni sa place, ni ses avantages. Ne levez pas des armées pour vous emparer des autres patries. Respectez cette terre où j'ai passé, comme vous passerez. N'en faites pas le théâtre de vos querelles et de vos guerres, ne la saccagez pas pour pleurer ensuite sur ses ruines dans une misère universelle. Aimez cette terre où j'ai voulu vous apporter la paix, au milieu et en dépit de l'inévitable souffrance. Rendez-vous heureux mutuellement en vous airnant les uns les autres.  Ce souhait de bonheur, je vous l'adresse au seuil de cette année 2003.

Serge Lefebvre
d'après diverses sources