ANNÉE 2009

Textes de saison

1er  dimanche de l'Avent C
29 novembre 2009  Alternative 1   Alternative 2    Alternative 3
              

Le 1er dimanche de l'Avent C,  29 novembre 2009

«Vigilence et prière»

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,25-36

Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur terre, les nations seront affolées par le fracas de la mer et de la tempête.  Les hommes mourront de peur dans la crainte des malheurs arrivant sur le monde, car les puissances des cieux seront ébranlées.  Alors, on verra le Fils de l'homme venir dans la nuée, avec grande puissance et grande gloire.  Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. »
Et il leur dit cette parabole : « Voyez le figuier et tous les autres arbres.  Dès qu'ils bourgeonnent, vous n'avez qu'à les regarder pour savoir que l'été est déjà proche.  De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le royaume de Dieu est proche.  Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas sans que tout arrive.  Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas.
Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s'alourdisse dans la débauche, l'ivrognerie et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l'improviste. Comme un filet, il s'abattra sur tous les hommes de la terre.  Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous serez jugés dignes d'échapper à tout ce qui doit arriver, et de paraître debout devant le Fils de l'homme. »


Lecture du livre de Jérémie 33,14-16


Parole du Seigneur : Voici venir des jours où j'accomplirai la promesse de bonheur que j'ai adressée à la maison d'Israël et à la maison de Juda : En ces jours-là, en ce temps-là, je ferai naître chez David un Germe de justice,et il exercera dans le pays le droit et la justice. En ces jours-là, Juda sera délivré, Jérusalem habitera en sécurité,et voici le nom qu'on lui donnera :« Le-Seigneur-est-notre-justice ».



L’Avent commence une nouvelle année liturgique où Luc sera lu. Mais, d’abord dans l’extrait de Jérémie, Dieu défiait l’homme de troubler l’ordre cosmique qui  a été mis en place pour permettre la réalisation du plan de Dieu, tandis que dans Luc  l’accomplissement de ce plan ne peut qu’aboutir à un trouble du cosmos. La question de la fin de l'univers rejoint celle de son origine: ni dans un cas ni dans l'autre, la Bible n'a de prétention historique ou scientifique. La Bible est révélation, elle soulève un voile et permet d'avoir accès au sens caché, au sens ultime du monde. Jésus nous parle d’un Avent qui est tout autre chose qu’une  préparation à des cadeaux à Noël. Il est question de nations affolées, de cieux ébranlés. Il faut savoir que dans l’antiquité, les astres étaient de redoutables divinités et on les adorait. Mais ces pseudo-divinités s’effondreront.

Les premiers chrétiens attendaient un retour imminent de Jésus. Paul ne niait pas ce retour, mais, puisque nous ne savons ni le jour ni l’heure, il les sommait de reprendre leurs activités quotidiennes interrompues, de développer abondamment leur amour les uns pour les autres et de faire sans cesse de nouveaux progrès vers la sainteté. La première lettre aux Thessaloniciens est considérée comme le texte le plus ancien que nous connaissons de Paul. Elle date très probablement des années 50/51. Elle est un témoignage de la foi des Eglises chrétiennes en Grèce et Macédoine au milieu du 1e siècle, c’est à dire moins de 20 ans après la mort et résurrection de Jésus. Aussi, elle constitue le document le plus ancien qui nous soit parvenu. Les Évangiles ont fini d’être rédigés pour le plus tôt à la fin des années 60.

Nous pourrions pressentir que c’est le grand chambardement qui s’annonce. C’est un monde qui s’en va pour qu’un autre puisse apparaître. Il n’est plus vrai que nous agissons comme si la fin du monde était proche. Les termes apocalyptiques sont pourtant une « photo » de tous les drames que connaît le monde aujourd’hui et que les médias modernes nous rapportent en abondance.  Il ne faut pas s’effrayer, la vie n’est pas morte, l’espérance n’a pas disparu.  Jésus ne cherche  pas à nous faire peur, mais à nous révéler quelque chose. Dans cet Évangile, Jésus ne décrit pas la fin du monde ou la destruction de l’univers dans un immense cataclysme. Il décrit, de façon symbolique, le désordre établi au cœur de l’humanité par l’orgueil, la suffisance de l’homme face à Dieu. Aux yeux de Jésus, le plus grand cataclysme que l’homme peut générer autour de lui, c’est de chercher à faire sa vie sans Dieu, à se passer de Lui.

Jésus demande aux siens de se redresser et de relever la tête, car, pour eux, ce n’est pas la catastrophe, mais la rédemption, la délivrance finale qui approche. Il demande à ses disciples de se préparer à cette venue en se tenant sur leurs gardes, en restant éveillés et en priant. Jésus  cherche des femmes et des hommes debout, lucides, courageux. Partout, à travers les drames de notre temps, on peut voir se lever, se révéler, des êtres généreux qui vont faire face, quoi qu’il arrive, qui marcheront à la rencontre des blessés de la vie et leur tendront les mains. Jésus veut donner l’énergie de créer et de recréer, en toutes circonstances, comme si commençait un monde nouveau : « Voici venir des jours où j’accomplirai la promesse de bonheur, et je ferai naître un germe de justice ! »

Comment  reconnaître le renouveau que Jésus annonce si nous sommes dans l’agitation fébrile, le stress et la course, si nous ne créons pas en notre maison intérieure un espace de silence où pourra résonner sa Parole? Car il ne vient pas dans le fracas, l’agitation, la hâte.  Il vient comme un enfant dépendant, comme une pousse fragile sur la branche à l’heure où monte la sève de la vie. Il vient et cherche un peu de place en nous pour y créer du neuf. Il est la Vie qui vient et qui en même temps demeure avec nous.  C’est tout le sens du temps de l’Avent dans lequel nous entrons aujourd’hui. Noël c'est l'inauguration des temps nouveaux.

Les jours qui nous séparent de Noël ne sont pas des jours de tristesse. C’est un temps où les chrétiens se préparent accueillir celui qui vient nous réconcilier avec Dieu. Qu’espérons-nous ? Qu’attendons-nous de la vie ?  Vivre, c’est aimer et agir de façon responsable. Espérer, c’est croire que l’on peut changer quelque chose. Mais sur quelle puissance s’appuie notre espérance ? Quelle énergie est capable de fonder notre espérance ?  Construisons un monde où Dieu retrouve sa place, car le souci de l’homme n’entraîne pas le refus de Dieu, un monde où l’homme, lui aussi, trouvera sa place, car l’affirmation de Dieu n’exige pas l’abaissement de l’homme.

Le temps de l’Avent doit être pour nous tous une occasion de raviver l’espérance qui fait éclater les frontières du temps, l’espérance pour notre temps.  Nous devons voir la vraie dimension de Noël, d’un avènement au quotidien, d’une espérance pour aujourd’hui, car c’est aujourd’hui que Jésus vient et transforme ma vie. Dieu est Toujours à la recherche d’hommes et de femmes pour mettre en œuvre ce qu’il projette. Il s’appuie toujours sur le petit reste capable d’amour et il espère qu’il contaminera le grand nombre d’indifférents pour que de nouveaux projets puissent se mettre en œuvre.



Serge Lefebvre


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Lecture de la première lettre
de saint Paul
aux Thessaloniciens 3,12-4,2







Frères,
que le Seigneur
vous donne,
entre vous
et à l'égard
de tous
les hommes,
un amour
de plus en plus intense et débordant,
comme celui
que nous avons pour vous.









Et qu'ainsi
il vous établisse fermement
dans une sainteté sans reproche devant Dieu
notre Père,
pour le jour
où notre Seigneur Jésus
viendra avec
tous les saints.
















Pour le reste,
vous avez appris
de nous comment
il faut vous conduire pour plaire à Dieu ;

et c'est ainsi que vous vous conduisez déjà.



















Faites donc de nouveaux progrès, nous vous en prions, frères,
nous vous le demandons
dans le Seigneur Jésus.













D'ailleurs,
vous savez bien quelles instructions nous vous avons données
de la part du Seigneur Jésus.