Homélies... «À la recherche du prophète»
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Réflexion pour le 5e dimanche du temps ordinaire  B

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1, 29-39

En quittant la synagogue, Jésus, accompagné de Jacques et de Jean, alla chez Simon et André. Or, la belle-mère de Simon était au lit avec de la fièvre. Sans plus attendre, on parle à Jésus de la malade. Jésus s'approcha d'elle, la prit par la main, et il la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.
Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous les malades, et ceux qui étaient possédés par des esprits mauvais. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit toutes sortes de malades, il chassa beaucoup d'esprits mauvais et il les empêchait de parler, parce qu'ils savaient, eux, qui il était.
Le lendemain, bien avant l'aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait. Simon et ses compagnons se mirent à sa recherche. Quand ils l'ont trouvé, ils lui disent : « Tout le monde te cherche. » Mais Jésus leur répond : «Partons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle ; car c'est pour cela que je suis sorti.»
Il parcourut donc toute la Galilée, proclamant la Bonne Nouvelle dans leurs synagogues, et chassant les esprits mauvais.



En 1992, le pape Jean-Paul a institué dans l'Église la Journée mondiale des malades pour que, tous, nous découvrions le vrai visage de Dieu. Dieu qui est bon, qui apporte la paix du cœur. C'est ce Dieu-là que Jésus est venu révéler sur terre. Il l'a fait par sa prédication. Il l'a fait par ses actes et toute sa vie. Saint Paul, le grand apôtre, l'homme toujours affairé pour la cause de Jésus, agissait de cette manière. Il était un homme de passion et de compassion qui s’était fait le serviteur de tous.

Marc nous présente Jésus en pleine action. Jésus guérit la belle-mère de Simon par sa seule présence. En faisant état des nombreuses guérisons que Jésus a accomplies, Marc veut faire comprendre à ses lecteurs que l'homme qui pose de tels gestes est vraiment l'envoyé de Dieu, le Messie, porteur de vie en abondance. Jésus n’était pas là d’abord pour être un thérapeute populaire. Il était plutôt l’homme qui marche, le pèlerin qui brûlait d’impatience d’annoncer une nouvelle. Il voulait aller dans d’autres lieux, dans d’autres villages, pour proclamer la Bonne Nouvelle. Jésus n’était pas venu pour être adulé ou même pour soigner tous les malades de la région. Il portait un message et les actions éclatantes donnaient du poids à sa parole. Ce n’est pas seulement une journée de Jésus que cet Évangile nous décrit mais une vie d’homme : parler, servir, sortir de soi et rentrer en soi, pour se trouver et vivre.

Paul est un important témoin de  l’engagement à annoncer la « bonne nouvelle » de la part des personnes qui ont rencontré Dieu et qui ont expérimenté son salut. Nous sommes baptisés, sauvés, pour sauver. C’est en annonçant l’Évangile que nous participons vraiment au salut. C’est à notre tour d’être des porteurs et des annonciateurs de vie. Nous avons à l'être auprès de tous ceux et celles que nous pouvons rencontrer. Nous avons aussi à l'être auprès des malades. Jésus nous guérit, Jésus nous sauve. Il veut nous remettre debout, pour que nous puissions marcher sur son chemin.  Tout le monde cherche celui qui sera vraiment capable de guérir et de sauver. Tout le monde a soif de trouver la plénitude du bonheur, de la paix intérieure. Tout le monde aspire à l’infini, à l’absolu. Nous pouvons dire que tout le monde cherche, pas toujours dans la bonne direction, bien sûr, parfois même dans des directions complètement opposées. Mais au plus profond de lui-même, l’homme aspire à ce qui est vrai, ce qui est bon.

Encore aujourd’hui,  Pierre pourrait dire « tout le monde te cherche, Seigneur». Cherchons avec persévérance et aidons ceux qui nous entourent à retrouver le bon chemin. Suivons Jésus. Nous l'avons rencontré dans l'Évangile. Suivons-le à l'occasion dans ses rencontres avec son Père, qui est notre Père. Nous serions tentés parfois de nous replier. C'est fait, notre groupe a trouvé Dieu ; ensemble nous l'avons écouté ; nous sommes bien chez nous … Reste chez nous ! Et Jésus nous dit: « Allons ailleurs !» Allons vers ceux qui ne me connaissent pas ! Il n'est pas nécessaire pour cela de s'expatrier, ni d'entreprendre des projets retentissants. Il suffit d’être vrai. Il suffit d'ouvrir notre cœur plus grand que jamais aux souffrances proches ou lointaines. C'est la Bonne Nouvelle pour nous aujourd'hui.



Serge Lefebvre
La première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens :
9, 16-19.22-23

Frères,
si j’annonce l’Évangile, je n’ai pas à en tirer orgueil, c’est une nécessité qui s’impose à moi ; malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile !



Certes, si je le faisais de moi-même, je recevrais une récompense du Seigneur.



Mais je ne le fais pas de moi-même, je m'acquitte de la charge que Dieu m'a confiée.



Alors, pourquoi recevrai-je une récompense ?



Parce que j'annonce l'Évangile sans rechercher aucun avantage matériel, ni faire valoir mes droits de prédicateur de l'Évangile. 



Oui, libre à l'égard de tous, je me suis fait le serviteur de tous afin d'en gagner le plus grand nombre possible.



Avec les faibles, j'ai été faible, pour gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous pour en sauver à tout prix quelques-uns.



Et tout cela, je le fais à cause de l'Évangile, pour bénéficier, moi aussi, du salut.