Homélies... «L'Esprit qui anime François »
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Réflexion pour le 27e dimanche du temps ordinaire  B

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 10, 2-16

Des pharisiens l'abordèrent et pour le mettre à l'épreuve, ils lui demandaient : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? »  Jésus dit : « Que vous a prescrit Moïse ? »  Ils lui répondirent : « Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d'établir un acte de répudiation. »  Jésus répliqua : « C'est en raison de votre endurcissement qu'il a formulé cette loi.  Mais, au commencement de la création, il les fit homme et femme.  A cause de cela, l'homme quittera son père et sa mère,  il s'attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu'un. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais ils ne font qu'un.  Donc, ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas! »
De retour à la maison, les disciples l'interrogeaient de nouveau sur cette question.  Il leur répond : « Celui qui renvoie sa femme pour en épouser une autre est coupable d'adultère envers elle. Si une femme a renvoyé son mari et en épouse un autre, elle est coupable d'adultère. »
On présentait à Jésus des enfants pour les lui faire toucher ; mais les disciples les écartèrent vivement.  Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit : « Laissez les enfants venir à moi. Ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent.  Amen, je vous le dis : celui qui n'accueille pas le royaume de Dieu à la manière d'un enfant n'y entrera pas. »  Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains.


Livre de la Genèse 2,18-24


Le Seigneur Dieu dit : « Il n'est pas bon que l'homme soit seul. Je vais lui faire une aide qui lui correspondra. »
Avec de la terre, le Seigneur Dieu façonna toutes les bêtes des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les amena vers l'homme pour voir quels noms il leur donnerait. C'étaient des êtres vivants, et l'homme donna un nom à chacun.
L'homme donna donc leurs noms à tous les animaux, aux oiseaux du ciel et à toutes les bêtes des champs. Mais il ne trouva aucune aide qui lui corresponde.
Alors le Seigneur Dieu fit tomber sur lui un sommeil mystérieux, et l'homme s'endormit. Le Seigneur Dieu prit de la chair dans son côté, puis il le referma.
Avec ce qu'il avait pris à l'homme, il forma une femme et il l'amena vers l'homme.
L'homme dit alors : « Cette fois-ci, voilà l’os de mes os et la chair de ma chair ! On l’appellera : femme. »
A cause de cela, l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu'un.



La création nous est racontée de façon imagée et symbolique dans la première lecture.  Le récit souligne la dignité de la femme, qu'homme et femme sont de même nature, que sans son accompagnateur, la personne demeure un être incomplet. L'homme et la femme sont deux êtres complémentaires. C’est un constat qui a évolué au cours de l’histoire de l’humanité. Il y a toujours eu une réflexion à faire sur cela et la loi de moïse avait encadré les règles du mariage, car il faut bien le reconnaître, au-delà des idéaux, la vie de chaque jour apporte aussi son lot de remises en question.

À notre époque, le mariage et la famille sont trop souvent contestés, attaqués et dénigrés. Le monde contemporain tend de plus en plus à ne pas réduire la relation du couple au seul modèle du mariage chrétien. Le débat à propos du mariage de personnes de même sexe le démontre avec force. Si nous rajoutons toutes les situations de couple où, pour toutes sortes de raisons, des personnes ont connu des échecs qui les ont blessées profondément, nous pouvons dire que le mariage, en particulier le mariage chrétien, connaît des temps difficiles.

Les pharisiens abordent Jésus pour le confronter car il propose des choses nouvelles qui vont contre leurs propres façons de faire, eux les purs et durs, eux qui prônent une stricte observance à la loi de Moïse. La position de Jésus sur le mariage allait plus loin que ce qu’en disait Moïse. Jésus rappelle l’esprit de ses lois, ce que veut vraiment Dieu au-delà des textes ancestraux témoins d’une époque. Chacun de nous commence vraiment à exister quand il accepte de vivre avec un autre, par un autre, pour un autre. C’était ça le rêve du Dieu-Amour qui nous a faits à son image et à sa ressemblance. Jésus déclare que la répudiation pour un remariage, même si la loi la permet, équivaut à un adultère. Ce qui est légal n’est pas encore moral.

Jésus ne fait le procès de personne, et nous devons suivre son exemple. Jésus n’est pas venu pour condamner mais pour sauver. Il est du côté de l’amour qui sait partager et pardonner. Il est impossible d’aimer à la façon de Dieu si notre cœur est dur et mauvais, rempli d’égoïsme et d’orgueil, incapable de communication avec l’autre. Mais, Dieu peut nous donner un cœur neuf, un esprit nouveau. Le vrai défi pour chacun de nous, c’est de transformer notre propre cœur. Seul Dieu est capable de nous apprendre à aimer comme il nous aime, c’est à dire gratuitement et sans retour.


Pour réaliser un mariage qui va durer toute la vie, il faut un énorme apport de compréhension mutuelle, de considération réciproque, et des rêves communs, plus une bonne volonté de faire chacun sa moitié de chemin. C’est un fait que la vie conjugale semble davantage éprouvée aujourd’hui. Les séparations et les divorces sont nombreux quand il n’y a plus de place pour le dialogue, la compréhension, l’estime mutuelle, le respect, la douceur, la communion, l’amour, le pardon. Il  ne peut y avoir de bonheur dans un foyer que lorsque les deux époux ont une admiration mutuelle qui les amène  à faire un pas de plus sur le chemin de la vie.

Cet amour de choix et de prédilection des époux, cet amour unique plus fort que tous les autres, cet amour inconditionnel s’est exprimé chez François d’Assise dont nous soulignerons bientôt l’anniversaire. Il  a vu  dans la création de Dieu toute la beauté et la richesse de tout ce qui vit. François a remis en question les valeurs de sa société. Par son exemple, par son amour,  il a fait de nombreux fidèles car l’Esprit était l’aider pour l’accompagner, pour l’aider. L’Esprit est là aussi pour nous.




Serge Lefebvre
Lettre aux Hébreux 2,9-11




Mais Jésus
avait été abaissé
un peu au-dessous des anges,
et maintenant
nous le voyons couronné de gloire et d'honneur
à cause
de sa Passion
et de sa mort.














Si donc
il a fait l'expérience de la mort,
c'est,
par grâce de Dieu, pour
le salut de tous.








En effet,
puisque le créateur et maître de tout voulait avoir une multitude de fils à conduire jusqu'à la gloire,
il était normal qu'il mène à sa perfection,
par la souffrance, celui qui est à l'origine du salut de tous.











Car Jésus
qui sanctifie,
et les hommes
qui sont sanctifiés, sont de la même race ;
et, pour cette raison, il n'a pas honte de les appeler ses frères.