Par un seul homme, Adam,
le péché
est entré
dans le monde,
et par le péché
est venue la mort ;
et ainsi,
la mort est passée
en tous les hommes, du fait que
tous ont péché.
Avant la loi de Moïse, le péché était déjà dans le monde.
Certes, on dit
que le péché
ne peut être sanctionné
quand il n'y a
pas de loi ;
mais pourtant,
depuis Adam
jusqu'à Moïse,
la mort a régné,
même sur ceux
qui n'avaient
pas péché
par désobéissance
à la manière d'Adam.
Or, Adam
préfigurait celui
qui devait venir.
Mais le don gratuit
de Dieu
et la faute
n'ont pas
la même mesure.
En effet, si la mort
a frappé la multitude des hommes
par la faute d'un seul, combien plus
la grâce de Dieu a-t-elle comblé
la multitude,
cette grâce
qui est donnée
en un seul homme, Jésus Christ.
Réflexion pour le 12e dimanche ordinaire A
Évangile de Jésus Christ selon Matthieu 10, 26-33
Ne craignez pas les hommes ; tout ce qui est voilé sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu. Ce que je vous dis dans l'ombre, dites-le au grand jour ; ce que vous entendez dans le creux de l'oreille, proclamez-le sur les toits.
Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent pas tuer l'âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l'âme aussi bien que le corps. Est-ce qu'on ne vend pas deux moineaux pour un sou ? Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille. Quant à vous, même vos cheveux sont tous comptés. Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus que tous les moineaux du monde.
Celui qui se prononcera pour moi devant les hommes, moi aussi je me prononcerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux.
Jésus nous demande de nous prononcer pour son Père et pour lui, Dieu le Fils. En retour, il nous dit qu'il se prononcera pour nous devant son Père qui est aux cieux. Il n'est pas toujours facile d'afficher sa foi publiquement, mais il est encore plus difficile d'entendre ce que Jésus dit après: «Celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux.» Qu'est-ce que cela veut dire? Dieu est pourtant Amour et il nous aime d'un amour inconditionnel! Pour trouver la réponse, il faut réfléchir un peu en ce jour de la fête des pères.
Dieu le Père n'est pas comme un papa qui «gâte» son enfant et qui fait tout ce que son enfant lui demande. Avec Dieu ce n'est pas le règne de l'enfant roi. L'enfant veut un jouet, on l'achète tout de suite. L'enfant fait quelque chose de mal, on l'excuse et on ne l'aide pas à voir le mal qu'il a fait. Oui, ce parent aime son enfant, mais est-ce qu'il l'aime comme il devrait vraiment l'aimer. Il ne prépare pas son enfant à la vie, à la responsabilité, à l'amour des autres. Cet enfant restera «gâté»; il aura des difficultés toute sa vie à moins de changer sa façon de penser et son comportement. Un enfant roi c'est aussi un enfant proie.
Dieu ne nous aime pas de cette façon-là. Il nous dit quelque chose qui peut nous sembler dur, mais il le dit parce qu'il nous aime. Pour lui, même nos cheveux sont comptés. Nous avons du prix à ses yeux, nous comptons plus que tout l'or du monde. Chacun et chacune est un trésor. Il nous aime tous, mais il s'attend aussi à ce que nous nous comportions avec dignité, comme des personnes qui sont aimées et qui n'ont pas honte de la personne qui les aime. Jésus n'argumentait jamais, ni n'appuyait son point de vue. Il laissait l'autre libre. Il n'abusait jamais de son autorité. Il enseignait comme s'il était en train d'offrir un cadeau à un roi.
Jésus nous appelle à une vraie relation d'amour. Il désire un échange. Il nous veut debout, dignes, avec rien à cacher, même si nous sommes pécheurs. Il veut que nous agissions comme des personnes qui se savent aimées et qui aiment en retour.
Alors que devons-nous faire? Oser vivre dans la lumière, sans secrets. Partager cette bonne nouvelle qu'il nous annonce; la dire au grand jour; la proclamer sur les toits. C'est tout un programme. Mais Jésus nous dit de ne pas avoir peur. Et s'il nous dit de ne pas avoir peur, c'est qu'il nous donnera la force qu'il nous faut pour pouvoir témoigner de son amour. Jésus ne nous a pas laissé pas seuls. Il marche à nos côtés.
Laisse-toi aller sur mon épaule, me dit Dieu chaque matin.
Laisse le temps passer son chemin
Sans craindre l'orage ou bien le vent.
Laisse-toi aller sur mon épaule tendrement.
Dieu, mon Père, ma vie est ce présent que je t'offre.
De mon coeur, j'ouvre le coffre.
Comme Jésus, ton Fils, je veux aimer
Je veux témoigner.
Dieu, Esprit-Saint
Voilà mes mains
Avec toi je ne crains rien
Ma vie entière t'appartient.
Bonne fête à tous les pères.
Serge Lefebvre
d'après diverses sources