Le Seigneur
dit à Moïse:
« Voici comment
Aaron
et ses descendants béniront
les fils d'Israël :
'Que le Seigneur
te bénisse et te garde !
Que le Seigneur
fasse briller sur toi
son visage,
qu'il se penche
vers toi !
Que le Seigneur
tourne vers toi
son visage,
qu'il t'apporte
la paix !'
C'est ainsi que
mon nom
sera prononcé
sur les fils d'Israël,
et moi,
je les bénirai. »
Mais lorsque
les temps
furent accomplis,
Dieu a envoyé son Fils ; il est né d'une femme,
il a été
sous la domination
de la loi de Moïse
pour racheter ceux
qui étaient sous
la domination de la Loi et pour faire
de nous des fils.
Et voici la preuve
que vous êtes des fils : envoyé par Dieu, l'Esprit de son Fils
est dans nos coeurs,
et il crie vers le Père
en l'appelant
« Abba ! ».
Ainsi tu n'es plus esclave,
mais fils,
et comme fils,
tu es héritier
par la grâce de Dieu.
Réflexion pour la fête de la mère de Dieu A
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2, 16-21
Ils se hâtèrent d'y aller, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après l'avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tout le monde s'étonnait de ce que racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son coeur. Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu selon ce qui leur avait été annoncé. Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l'enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l'ange lui avait donné avant sa conception.
Jésus est né en territoire occupé par les Romains. Les autorités religieuses d'Israël avaient négocié certains privilèges avec les Romains, mais le petit peuple, celui des bergers comme celui des charpentiers, était constitué de pauvres. C'est à un groupe d'humbles bergers que l'annonce a été faite qu'un sauveur leur est né et qu'ils le trouveront à Bethléem. Mais ce n'est pas un messie royal, c'est un petit enfant. Une jeune femme est la Mère de Dieu qui écoute et emmagasine dans son coeur, sans comprendre, et qui se laisse conduire par la main de Dieu, un peu à la fois.
Dieu nous surprend toujours. La main de Dieu passe souvent inaperçue dans nos vies ; et ce n'est qu'après avoir retenu et médité ce qui nous était arrivé, à la lumière de la Parole de Dieu, que les événements s'éclairent enfin. Dieu était là, mais nous ne le savions pas.
Marie nous enseigne cette disponibilité aux événements, à ce qui arrive, à ce qui est donné. C'est au coeur même de ces petites choses de la vie, dans l'apparente insignifiance des jours, que Jésus frappe à notre porte. Nous tous qui abordons nos frères, nos soeurs et tous nos amis en leur disant: "Bonne année et paix à tous", nous avons d'abord puisé la paix et l'espérance en Dieu même. Qu'il s'agisse de nos joies, de nos épreuves, de notre bonheur familial ou de nos moments de solitude, nous savons que quelque part au fond de notre coeur se trouve un lieu pour tout accueillir en souriant à Dieu. Un lieu de paix.
On raconte l'histoire d'une jeune fille dans « Dessine-moi la paix » un livre publié chez Actes Sud Junior. Appelons-là Maria. Maria est une jeune fille très intelligente vivant dans l'après-guerre dans un pays d'Europe. Elle habitait avec son père Alexandre, sa belle-mère Alexandra et son petit frère Mario. Maria avait des relations compliquées avec Alexandra. Maria souffrait d'un manque d'amour maternel. Elle disait : « On dirait que faire un bébé, ce n'est pas grand-chose. Comme si j'étais n'importe qui, comme si j'étais né pour rien».
Dans son école, on avait organisé un concours de dessin sur le thème «Deux années de paix ». Ce concours de dessin est l'occasion pour elle de prouver à Alexandra qu'elle a du talent car Alexandra trouve toujours que les dessins de Maria ne sont pas réussis. Des élèves, devant leur feuille blanche, s'appliquaient de leur mieux, d'autres faisaient simplement ce qui leur passait par la tête, d'autres encore gardaient leur dessin et ne veulent le montrer à personne. La paix dans le monde est-ce un rêve? Plus de guerre, plus de problème d'économie, d'énergie, ni de pollution!
Maria se demande bien qui va gagner. Sa maman, elle, la comprendrait si elle était à ses côtés. Elle serait fière de voir sa petite Maria gagner le concours. Elle applaudirait. Elle la consolerait si elle ne gagnait pas. Maria, avec le dessin qu'elle avait fait, était sûre de gagner. Elle avait dessiné son père avec ses orteils retroussés et elle avait écrit « Avant la guerre mon papa avait déjà les orteils retroussés, à la fin il les avait toujours ». C'est sûr, Maria allait gagner. Elle ne serait pas née pour rien.
Maria et Jésus ne sont pas nés pour rien, que Maria gagne ce concours ou non. Jésus, un enfant pas comme les autres est devenu un adulte pas comme les autres. Il a ouvert une route pas comme les autres. Sa parole éclaire encore la route d'une lumière pas comme les autres. Suivons cette route qui mène à Dieu. Dieu est là où nous le laissons entrer. Et si nous le laissons entrer, il vivra chez nous pas tout à fait comme chez les autres, car il nous rencontrera dans ce que nous avons d'unique. Et ce sera encore une raison pour faire la fête !
Bonne année à tous.
Serge Lefebvre
d'après diverses sources