Oui,
je considère tout cela comme une perte
à cause de ce bien
qui dépasse tout :
la connaissance
du Christ Jésus,
mon Seigneur.
A cause de lui,
j'ai tout perdu ;
je considère tout comme des balayures, en vue d'un seul avantage,
le Christ,
en qui Dieu
me reconnaîtra
comme juste.
Cette justice
ne vient pas
de moi-même - c'est-à-dire de
mon obéissance
à la loi de Moïse -
mais de la foi
au Christ :
c'est la justice
qui vient de Dieu
et qui est fondée
sur la foi.
Il s'agit de
connaître le Christ,
d'éprouver la puissance de sa résurrection
et de communier
aux souffrances
de sa passion,
en reproduisant
en moi
sa mort,
dans l'espoir de parvenir,
moi aussi,
à ressusciter
d'entre les morts.
Certes,
je ne suis pas
encore arrivé,
je ne suis pas
encore au bout,
mais je poursuis
ma course
pour saisir tout cela, comme j'ai moi-même été saisi
par le Christ Jésus.
Frères, je ne pense pas l'avoir déjà saisi.
Une seule chose compte :
oubliant ce qui est
en arrière,
et lancé vers l'avant,
je cours vers le but pour remporter
le prix auquel Dieu nous appelle
là-haut
dans le Christ Jésus.
Dans la mesure
où je me pose
des questions sur moi, je permets à l'autre
de faire
le même chemin.
Notre coeur est
souvent divisé.
Il nous arrive d'avoir peur, d'être
troublé,
angoissé,
stressé,
parfois même d'avoir honte.
Nos relations
avec les autres,
avec les parents,
avec les frères
avec les soeurs...
ne sont pas toujours confiantes, harmonieuses,
faciles.
On a du mal à se comprendre.
On se met en colère
ou on boude.
Comment se
réconcilier ?
Comment repartir ? Comment renaître ?
Réflexion pour le 5e dimanche du Carême C
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 8, 1-11
Jésus s'était rendu au mont des Oliviers ; de bon matin, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s'assit et se mit à enseigner.
Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu'on avait surprise en train de commettre l'adultère. Ils la font avancer, et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été prise en flagrant délit d'adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, qu'en dis-tu ? » Ils parlaient ainsi pour le mettre à l'épreuve, afin de pouvoir l'accuser. Mais Jésus s'était baissé et, du doigt, il traçait des traits sur le sol. Comme on persistait à l'interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d'entre vous qui est sans péché, qu'il soit le premier à lui jeter la pierre. » Et il se baissa de nouveau pour tracer des traits sur le sol. Quant à eux, sur cette réponse, ils s'en allaient l'un après l'autre, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme en face de lui.
Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-il donc ? Alors, personne ne t'a condamnée ? » Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit :
« Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »
Dire que le 8 mars dernier, c'était la journée mondiale de la femme! La condamnation à la lapidation d'une femme prétendument adultère suscite des réactions diverses. Nos réactions face à l'adultère ne sont plus les mêmes qu'autrefois. Ce n'est pas que nous l'approuvions, mais les moeurs contemporaines ont fini par nous y habituer et par atténuer toute réaction négative à ce sujet. Lorsque la télévision nous informe sur l'attitude sévère de certaines civilisations musulmanes, la condamnation à mort nous paraît une régression inutile... Le refus de cette sanction dans le monde occidental est une protestation de fond, spontanée, sans frontière, qui unit hommes et femmes.
La polygamie est une pratique connue dans la Bible. Abraham, Jacob, Moïse, David et Salomon étaient polygames. Salomon avait un nombre impressionnant de femmes: "sept cents épouses de rang princier et trois cents concubines" (Premier livre des Rois 11:3). Selon Isaïe, il viendra un temps où sept femmes s'arracheront un homme en disant: "Nous mangerons notre pain, nous mettrons notre manteau, laisse-nous seulement porter ton nom. Ote notre déshonneur" (Isaïe 4:1).
Cette attitude est présente dans le Coran. Mahomet a eu le droit d'épouser autant de femmes qu'il veut, sans limitation de nombre. Etant censé être ses femmes dans l'au-delà, le Coran leur a interdit de se remarier après la mort de Mahomet, en leur attribuant le titre honorifique de mères des croyants. Quant aux autres musulmans, le Coran limite le nombre des femmes à quatre à la fois. Il recommande cependant de ne prendre qu'une seule femme si on craint de ne pas être équitables avec elles tout en ajoutant "vous ne pouvez être parfaitement équitables à l'égard de chacune de vos femmes, même si vous en avez le désir". La femme, par contre, en droit musulman, comme en droit hébraïque, ne peut avoir qu'un seul homme. Le Coran dicte aussi les peines pour adultère Sourate 24, V. 2 : « Frappez la débauchée et le débauché de cent coups de fouet chacun. Ne vous laissez pas apitoyer par eux, car c'est là une prescription de Dieu, si vous croyez en Dieu et au jour dernier. Que ce châtiment soit exécuté en présence d'un groupe de croyants ». De plus, pour une femme adultère, le Coran prévoit la lapidation, si et seulement si, quatre personnes peuvent en témoigner.
Chiffres à l'appui, des auteurs musulmans s'attardent sur la déviance sexuelle dans les pays occidentaux et leurs résultats, dont le grand nombre d'enfants illégitimes et abandonnés, la croissance des crimes sexuels comme le viol, la mise en question de l'institution du mariage, l'augmentation des mères célibataires, les maladies vénériennes, le sida. Ces auteurs ne cachent pas que les pays musulmans commencent à connaître ce même problème dont le remède est le retour à la morale sexuelle islamique et à l'application des châtiments prévus en droit musulman. En plus des mesures pénales, ces auteurs préconisent des mesures sociales préventives.
Au Pakistan, les centaines de crimes d'honneur recensés chaque année sont aussi appelés des "karo kari" (une kari est une femme adultère; un karo est un homme adultère). Cette coutume préislamique fait qu'un simple soupçon d'adultère justifie le meurtre d'une femme par ses proches parents, sans qu'aucune preuve de relation sexuelle illicite soit nécessaire. La victime est en fait placée en position d'accusée par la société. Si les femmes sont de loin les premières victimes, il arrive que l'homme karo soit aussi assassiné. Même si chacun sait que de nombreux karo kari masquent en réalité des questions de dettes, de dot, d'héritage ou de garde d'enfants. Sans fondement religieux, ces meurtres ont sans doute été favorisés par la montée de l'intégrisme musulman et bénéficient d'une tolérance des autorités. La comptabilité des karo kari est difficile à établir, mais tout indique que le Pakistan se trouve en tête des pays concernés par de tels assassinats au nom de l'honneur. Annuellement plus de 750 karo kari sont recensés (dont 300 meurtres commis par les maris, et 150 par les frères de la victime). Dans les trois quarts des cas, la femme assassinée était une épouse, tandis qu'une cinquantaine de jeunes filles non mariées ont été tuées.
Ainsi les attitudes ont la vie dure! Clichés qui veulent que, dans les histoires d'infidélités conjugales, le coupable soit le plus souvent désigné au féminin. Les hommes, qui s'érigent en juges et s'approchent de Jésus dans l'évangile d'aujourd'hui pour lui faire condamner la femme infidèle, se découvrent eux-mêmes en flagrant délit d'infidélité. Avec Jésus, les femmes retrouvent leur dignité de femmes. Elles ne sont plus éternellement chargées de l'infidélité d'Adam. Hommes et femmes sont conviés à regarder en vérité leur vie en alliance avec Dieu.
Pour Jésus, la loi ne doit pas servir pour condamner et exclure, pour juger avant le temps et humilier, mais accueillir dans la miséricorde. Jésus a pardonné les péchés et libéré le coeur de la femme adultère ... Dieu aime pardonner à tous. Jésus a offert son amour de façon gratuite. Il n'a rien exigé d'eux pour qu'ils méritent son amour. Jésus n'offrait pas son amour profond uniquement aux malades. Il ne l'offrait pas non plus uniquement à ceux qui étaient droits. Il l'offrait même à des pécheurs, à des gens méprisables, parfois responsables de leur propre souffrance. Pourtant, en offrant son amour sans conditions, Jésus n'encourageait personne à continuer de vivre dans le péché. Il désirait que chacun confesse ses péchés et accepte son pardon pour une délivrance complète.
Aussi, tous ceux et celles qui veulent vraiment "se convertir, croire et vivre la Bonne Nouvelle", renaître dans leur coeur et grandir dans la vie, peuvent célébrer dans l'Église cette réconciliation par le pardon des péchés. Chacun est fragile et faible. La vie est souvent dure et difficile. Les relations avec les autres ne sont jamais évidentes et demandent temps et patience. Dans la foi et la confiance humble et sereine, demandons la bénédiction du Père qui nous accueille les bras ouverts. Éclairons notre esprit et notre vie par la Parole de Jésus dans l'Évangile pour faire la lumière et la vérité dans nos coeurs.
Personne n'a demandé à la femme adultère la raison derrière ses actes. Qu'est-ce qu'il l'a poussé à commettre ce péché ? Qu'est-ce qu'elle avait au fond de son coeur qui avait besoin d'être dit et entendu ? Quelle blessure devait être guérie ? Prenons quelques engagements simples et précis pour mettre en oeuvre le pardon reçu pour grandir en amour, en joie et en paix.
Nous sommes prompts à juger, à condamner, à rejeter.
Qui sommes-nous pour lancer la première pierre ?
Il y aurait d'autres moyens :
parler, s'expliquer, reconnaître les torts, t
rouver des chemins de pardon, de réconciliation.
Seigneur,apprends-moi à ne pas juger les autres.
Le seul que j'ai le droit de juger,c'est moi-même,
au tribunal de ma propre conscience .
Fais que mes jugements sur moi-même
soient conformes à ta grande miséricorde.
Moi aussi, j'ai besoin de t'entendre me dire ;
Va et ne pèche plus .
Serge Lefebvre