Pousse des cris
de joie,
fille de Sion !
Éclate en ovations, Israël !
Réjouis-toi,
tressaille d'allégresse,
fille de Jérusalem ! Le Seigneur
a écarté tes accusateurs,
il a fait
rebrousser chemin
à ton ennemi.
Le roi d'Israël,
le Seigneur,
est en toi.
Tu n'as plus à craindre le malheur. Ce jour-là,
on dira
à Jérusalem :
« Ne crains pas,
Sion !
Ne laisse pas
tes mains défaillir !
Le Seigneur
ton Dieu
est en toi,
c'est lui,
le héros qui apporte le salut.
Il aura en toi
sa joie
et son allégresse,
il te renouvellera
par son amour ;
il dansera
pour toi
avec des cris de joie, comme aux jours
de fête. »
J'ai écarté de toi
le malheur,
pour que tu
ne subisses plus l'humiliation.
Soyez toujours
dans la joie
du Seigneur ; laissez-moi
vous le redire :
soyez dans la joie. Que votre sérénité soit connue
de tous les hommes. Le Seigneur
est proche.
Ne soyez inquiets
de rien,
mais,
en toute circonstance,
dans l'action
de grâce
priez et suppliez
pour faire connaître
à Dieu
vos demandes.
Et la paix
de Dieu, qui dépasse
tout ce qu'on
peut imaginer,
gardera votre coeur et votre intelligence dans le Christ Jésus.
Réflexion pour le 3e dimanche Avent C
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 3, 10-18
Les foules lui demandaient : « Que devons-nous faire ? » Jean leur répondait: «Celui qui a deux vêtements, qu'il partage avec celui qui n'en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu'il fasse de même ! » Des publicains (collecteurs d'impôts) vinrent aussi se faire baptiser et lui dirent : «Maître, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « N'exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. » A leur tour, des soldats lui demandaient : « Et nous, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « Ne faites ni violence ni tort à personne ; et contentez-vous de votre solde. »
Or, le peuple était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n'était pas le Messie. Jean s'adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l'eau ; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de défaire la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l'Esprit Saint et dans le feu. Il tient à la main la pelle à vanner pour nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera dans un feu qui ne s'éteint pas. »
Par ces exhortations et bien d'autres encore, il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle.
Que devons-nous faire?» Voilà une phrase qui retentit dans notre coeur en écoutant ce passage de l'Évangile? Quel sens peut-elle prendre pour nous aujourd'hui? Que devons-nous faire? Que devons-nous faire pour nous convertir, pour grandir en enfants de Dieu, pour devenir plus humains, pour réussir notre vie et bâtir une civilisation de l'amour.
La conversion comporte nécessairement des actes concrets. Alors, que devons-nous faire ? D'abord cesser de laisser faire. Notre conscience fait souvent la sourde oreille aux dénonciations comme si nous ne pouvions être responsables des injustices à travers le monde. Nous connaissons bien les excuses susceptibles d'endormir nos consciences:
J'ai fait mon possible.
J'ai travaillé toute ma vie.
Mon argent, je l'ai gagné à la sueur de mon front.
C'est ma propriété et c'est mon droit légitime.
Que devons-nous faire? Nous devons saisir la présence de Dieu dans le quotidien. Nous devons faire connaître la Bonne Nouvelle et à la faire vivre au plus grand nombre possible, comme nous y invite Paul. Si croire est une joie du coeur à partager, c'est aussi une joie des mains à communiquer.
Un proverbe russe dit : "Partage ton pain, il diminue. Partage ta joie, elle augmente." Le temps de l'Avent offre de multiples lieux d'engagement, de partage et de communion avec les plus pauvres. Par exemple, plusieurs sont impliqués dans les diverses campagnes de paniers de Noël ou les campagnes de financement pour des organismes d'entraide. Nous venons de vivre le projet Enfant de Noël et la Guignolée. Notre joie augmente quand elle est partagée. On pourrait dire la même chose de beaucoup d'autres richesses, que chacun possède, même le plus pauvre : nos bonnes idées, nos paroles d'amitié, notre espérance, nos bons souvenirs et nos expériences de vie. Tous ces trésors grandissent dans le partage. Ce que nous avons de plus précieux dans notre monde, c'est notre temps. Lui aussi s'enrichit quand nous le partageons. Le temps donné aux autres, c'est du temps gagné, du temps qui se transforme en joie de vivre.
Chaque fois que nous acceptons de partager, nous faisons grandir la joie en nous et autour de nous. C'est là le sens de la fête de Noël que nous célébrerons dans quelques jours. Dieu se fait tout proche et vulnérable comme un enfant. Dieu est avec nous, et il trouve sa joie d'être au milieu de nous comme nous le rappelait le prophète Sophonie: "Il aura en toi sa joie et son allégresse, il te renouvellera par son amour. "
Nous avons tous besoin de ces petits clins d'oeil de bonheur pour garder bien présentes en nous nos raisons d'espérer. Pour croire que demain sera peut-être meilleur qu'aujourd'hui. Alors, que devons-nous faire ?
Alors... que ferez-vous?
Serge Lefebvre