Le 2 février 2003
Bonjour à tous,
En premier lieu, il serait d'usage de me présenter à ceux qui ne me connaissent pas. Jacques Poulet, je suis marguillier à cette paroisse et je viens vous parler de notre campagne de la dîme.
Mais, au préalable, je vous fais part d'une réflexion qui me tenaille depuis plusieurs mois.
Cela remonte aux premiers jours du mois de novembre. Nous débutions les rencontres pour l'organisation de la campagne de financement de cette année. Et, pour la première fois depuis que je coordonne les activités de la Visite pastorale de la dîme, je me voyais le faire par obligation, sans aucune conviction ni aucune motivation.
Et vous comprendrez qu'il n'est pas possible de mener à terme un tel dossier sans à prime abord en être convaincu soi-même. Mais voilà qu'au cours de la même semaine, une série d'événements n'ayant aucun rapport entre eux m'ont fait réfléchir.
Lors d'une émission «En Jeux », à la télévision de Radio-Canada, qui portait sur le bonheur, les personnes interviewées arrivaient à différentes conclusions quant à la recherche du bonheur. Le bonheur c' était :
- d'être entourés de ceux et celles que nous aimons et qui nous aiment - de vivre au présent et non dans le passé - d'apprécier ce que l'on a.
Mais le témoignage qui m'avait le plus marqué venait de Michel Bergeron, commentateur sportif bien connu. Celui-ci racontait qu'alors qu'on le transportait en ambulance suite à une attaque cardiaque, il s'était mis à prier. Il priait Dieu de le garder en vie au moins jusqu'à son arrivée à l'hôpital, puisque rendu là, il en était certain, les médecins le sauveraient. Mais il fallait à coup sur arriver en vie à l'hôpital. Finalement, il concluait que lorsque çà va mal, on fait deux choses, on prie et on voit le médecin, mais lorsque que çà va bien, on oublie de prier et, évidemment, on se tient loin du médecin.
Quelque jours plus tard, un de mes amis m'annonça qu'il venait de perdre son emploi. Et que toute réflexion faite, c'était peut-être finalement une bonne chose. Cela venait mettre un terme à tant d'années d'angoisse et d'inquiétude.
Vers la fin de cette même semaine, un de mes voisins et ami qui luttait avec acharnement contre la maladie, en plus de subir les aberrations de notre système de santé, et qui avait mis tous ses espoirs dans une intervention chirurgicale, apprenait que celle-ci n'avait pas répondu à ses attentes et qu'il devait encore combattre et espérer.
Et, à la messe du dimanche de cette même semaine, on recommandait Marie-Ève à nos prières. Cette jeune fille de 18 ans que je ne connaissais pas mais que j'avais appris à aimer suite aux témoignages émouvants des personnes qui la côtoyaient et qui l'avaient accompagnée au long de son destin héroïque.
De tous ces événements, j'en suis venu à une première conclusion. Que finalement, je pouvais prétendre être heureux malgré une nature quelquefois défaitiste. Je suis en bonne santé. Je suis entouré d'une femme merveilleuse et de deux garçons et d'une belle-fille qui font notre fierté. J'ai un bon travail. Et, j'ai des projets plein la tête pour la retraite qui s'en vient.
Mais, c'était trop simple, c'était insuffisant, il me manquait quelque chose, un détail que j'avais oublié. Et, j'ai fini par comprendre que ce détail était mon appartenance à cette communauté de St-François d'Assise. Je n'avais jamais réalisé que celle-ci prenait autant de place dans ma vie.
Ici, je viens rencontrer des personnes que j'aime et qui m'aiment, j'en suis assuré même si nous nous le sommes jamais dit. Ces choses-là se sentent et se vivent. Des gens avec qui je partage les bonheurs, les joies, les projets mais aussi les peines, les douleurs et les malheurs, les petits comme les plus gros.
Mais surtout, cette communauté me donne l'occasion de prier; de prier pour mes amis, pour les miens et aussi de remercier de remercier. Je n'ai pas à attendre que çà aille mal pour prier Dieu. Cette communauté me permet de le faire en toute liberté et en toute sérénité.
Et voilà, je suis encore ici ce matin à vous parler de la dîme, en sachant pertinemment que ce que je viens de vous exprimer est également ressenti et partagé par plusieurs sinon, une majorité d'entre vous.
Les préparatifs en vue de la Visite pastorale de la dîme sont à toutes fins pratiques terminés. Mais, comme par les années antérieures, celle-ci ne peut être réussie sans votre propre participation.
Il ne faut pas se le cacher, la continuité de cette paroisse à laquelle nous tenons tous dépend en très grande partie de la Visite pastorale de la dîme.
Cette année, la Visite pastorale de la dîme se fera du 30 mars au 13 avril.
Comme à notre habitude, nous irons de porte en porte recueillir la participation financière de nos paroissiens et paroissiennes en leur apportant un message pastoral signé de notre pasteur. Cette façon de faire demeure la meilleure façon de démontrer notre présence en tant que communauté active et aussi d'assurer la cueillette de fonds nécessaires au financement de nos besoins.
Notre véhicule de communication sera cette magnifique affiche qui reprend la thématique de l'année dernière «La vie passe, la foi demeure; un héritage à transmettre ». Message qui demeure toujours d'actualité et qui exprime vivement la problématique de notre futur religieux.
L'image représente une jeune famille. On y voit de jeunes parents émerveillés par l'éveil et l'apprentissage de leurs enfants.
Au cours des prochains jours, les responsables de secteur communiqueront avec toutes les personnes qui par le passé, faisaient route avec nous, pour solliciter votre participation à la Visite pastorale de la dîme. Votre réponse affirmative et votre engagement, en plus de demeurer la meilleure preuve de reconnaissance, d'appartenance et de solidarité à cette la communauté de St-François d'Assise, vous permettent aussi dans votre for intérieur de dire «merci ».
J'ai un besoin urgent de trois personnes volontaires pour remplir la tâche de responsable de secteur qui est essentielle au bon fonctionnement de notre Visite pastorale.
En terminant, je fais appel à ceux et celles qui ne participaient pas par le passé à notre Visite pastorale, peu importe que vous soyez résidents ou non de notre paroisse. Votre participation serait des plus appréciée. Si vous vous sentez interpeller, vous pouvez me rencontrer après la messe ou encore vous présenter à Claire Lavallée ou à Ginette Guillette que je remercie au passage pour leur fidèle amitié et inlassable soutien.
Notre paroisse est belle, elle en vaut la peine !
Je sais que j'ai été un peu long, je m'en excuse. Je vous remercie sincèrement de m'avoir donné l'occasion et le privilège de m'exprimer et je vous souhaite un très bon dimanche. Jacques Poulet, Marguillier
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