Réflexion pour la fête de la nativité
de saint Jean Baptiste
le 24 juin 2001
Après Jésus et Marie, Jean est le seul saint dont l'Église célèbre la naissance temporelle : Noël d'été justifiée par les circonstances merveilleuses qui entourèrent cette naissance et le rôle unique qui allait être celui du Précurseur.
Le terme d'Élisabeth étant arrivé, elle met au monde un fils et ses voisins se réjouissent avec elle. Le huitième jour où l'on devait circoncire l'enfant et lui imposer son nom, ils voudraient l'appeler Zacharie, comme son père. Élisabeth refuse et déclare que son nom est Jean, conformément à l'ordre de l'ange Gabriel, nom significatif, puisqu'il veut dire: Dieu a fait grâce. L'entourage objecte que personne ne s'appelle ainsi dans la famille ; on interroge alors par signes Zacharie qui se fait donner une tablette et y écrit: Son nom est Jean. A l'instant sa langue se délie et, rempli du Saint-Esprit, il se met à parler et à louer Dieu. L'étonnement est grand chez tous les témoins ; dans la montagne de Judée on raconte partout ce qui vient de se passer et l'on se dit : Que sera donc cet enfant ? car la main du Seigneur était avec lui.
Le cantique de louange de Zacharie annonce la venue prochaine du Messie. Israël va être délivré de ses ennemis ; la libération annoncée a pour but le service de Dieu dans la sainteté et la justice, et la rémission des péchés. Jean est placé à la jonction des deux Testaments. Lui-même appartient encore à l'Ancien et ne verra pas le Christ opérer sur la croix le salut du monde. Mais il est envoyé de Dieu pour prêcher l'avènement du Nouveau Testament et faire connaître le Sauveur à Israël. Jean aura l'honneur incomparable de baptiser Jésus et de montrer l'Agneau de Dieu au peuple d'Israël, impatient de voir apparaître son Libérateur. Héritier des austérités d'Élie, Jean en possédera aussi l'esprit et la puissance . Jésus dira de lui : Je vous le dis, en vérité, parmi ceux qui sont nés de femmes, il n'y en a pas de plus grand que Jean-Baptiste (Mt. 11, 11). Il n'y a pas à attendre avant la venue du Messie un retour spectaculaire du Prophète Élie ; Jean est le nouvel Élie qui marche devant la face du Christ et qui avant lui sera rejeté et mis à mort ; Jésus le déclarera un jour aux Apôtres étonnés (Mt. 17, 10-13).
La joie délicate qui remplit le récit évangélique doit passer aujourd'hui dans nos coeurs. La naissance du Précurseur inaugure la réalisation des promesses auxquelles était suspendu Israël. C'est l'aurore du salut qui commence à luire. Nous invoquerons avec ferveur le messager de Dieu qui apparaît en la personne de Jean. C'est le messager d'une fidélité exemplaire à sa mission. Son exemple et son intercession nous aideront à nous laisser conduire par la grâce divine dans la voie du salut éternel. Chacun de nous a été l'objet d'une vocation, d'un appel divin ; chacun de nous a été rempli de l'Esprit-Saint au moment de son baptême. Désirons ardemment répondre à cet appel avec le même désintéressement que Jean, par notre fidélité personnelle et par nos efforts apostoliques. Efforçons-nous, sans ménager notre peine, de collaborer à l'oeuvre de Dieu et du Christ.
Basé sur un texte de François Amiot
proposé par Serge Lefebvre
Dieu attend beaucoup de nous, nous sommes précieux à ses yeux. Jean Baptiste l'a compris, comme le prophète Isaie avant lui. Et peut-être comme nous après lui?
Seigneur Jésus
Ouvre nos oreilles à ceux qui nous parlent
de toi aujourd'hui,
pour que nous puissions être tes témoins,
à notre tour!